mercredi 9 mars 2011

Marche funeste


Marcher
Marcher tout le long
Marcher, sans songer à s'arrêter un jour
Aucune alternative marcher
Subir le monde
Subir le poids
Subir cet inextricable inéluctable mouvement qui rythme la hâte du souffle à s'arrêter
Finir
Tout tend à descendre
– retour aux origines –

La nuit recouvre le jour
Personne n'y peut rien
Personne n'y prête attention

Que me reste-t-il à faire ? Mourir
Mourir
Il m’a fallut toute une vie de mort pour arriver à mourir, pour–
vivre
Je vais mourir
C’est ainsi
D’autres sont tout de suite plus perspicaces pas moi
Pas moi
Je ne l’ai pas été j’étais mort
Je vais mourir
et c’est ainsi
Je ne me débats pas
Je suis heureux
Je suis tristement heureux
Vous ne comprenez pas ce qui se dit
– je ne dis rien, mais il y a des mots –
Peut-on comprendre ce que disent les morts ?
Peut-on seulement comprendre les mots qui coulent des yeux ?
Divins miroirs
Reflets d’autres mondes
l’autre Monde

Je semble…
hagard

Il n’en est rien
Il n’en est rien
Je suis conscient

Ma conscience m’occupe tellement que je semble vide
absent
– mort –


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